La territorialité - 

Amplifier l’impact de l’entreprise sur son territoire

Image symbole territoire 1

De quoi parle-t-on ?

Une des particularités de l’ESS est son étroite imbrication avec le développement des territoires : animateur de dynamiques collectives, créateur d’emplois peu délocalisables, instigateur de solutions nouvelles et partenaire important des pouvoirs publics sur les politiques locales, le secteur de l’ESS a fondamentalement au cœur de son identité et de ses missions une forte composante locale.

Cette réalité est consacrée par le législateur. Ainsi, la loi sur l’économie sociale et solidaire (31 juillet 2014) a mis en place plusieurs mesures en faveur de la territorialisation de l’ESS : PTCE, commande publique socialement responsable, action des collectivités en faveur de l’ESS, commerce équitable nord-nord, reconnaissance des monnaies locales complémentaires.

La loi NOTRe a, quant à elle, consolidé le rôle des conférences régionales de l’ESS et leur participation dans l’élaboration du SRDEII (Schéma régional de développement économique d’innovation et d’internationalisation). 

 

Plusieurs idées clés pour définissent cette territorialisation de l’ESS

  • Un ancrage territorial volontariste au travers des emplois et des achats notamment ;
  • Les impacts locaux des actions (cohésion sociale, développement économique, etc.) ;
  • La participation active aux initiatives locales, conjointement avec d’autres acteurs ;
  • La participation active aux politiques publiques territoriales.

 

Quels enjeux ?

Pour votre entreprise, une bonne implantation territoriale favorise :

  • Un meilleur contact avec les réalités du terrain et les nouveaux besoins sociétaux, dont découlent la pertinence et la durabilité de l’action ;
  • L’attractivité, la légitimité et la confiance dans l’organisme (avantage concurrentiel au sein du territoire) ;
  • La motivation chez les salariés, chacun trouvant du sens à son travail ;
  • L’obtention de financements, notamment publics ;
  • L’implication dans les politiques d’innovation territoriale ;
  • La qualité des relations avec les parties prenantes externes (proximité, ajustement), notamment les bénéficiaires.

 Pour les territoires, cet ancrage local de l’ESS contribue à :

  • La durabilité et le caractère non-délocalisable des activités et des emplois ;
  • La cohésion sociale, la résilience face aux chocs socio-économiques, voire le maintien de filières et de savoir-faire locaux spécifiques ;
  • Une dynamique de coopération, une vie citoyenne plus riche, plus maillée, plus vivante.

La territorialisation se manifeste tout d’abord au travers de la priorité donnée au local dans les différentes activités de l’entreprise.

La localisation de l’activité renvoie à trois dimensions :

  • Centration des réflexions stratégiques sur le local (diagnostic territorial et/ou un effort de prospective territoriale) : évolution des ressources économiques, techniques, humaines et naturelles ; acteurs ; spécificités culturelles, patrimoniales, géographiques, environnementales ;
  • Recours prioritaire aux ressources locales : recrutements locaux ; achats locaux ; mobilisation citoyenne locale ;
  • Action (biens/services/solutions) et utilité centrées sur le local : offre de biens/services de proximité, adaptée au territoire, à ses populations, à ses besoins, ses contraintes, favorisant son développement.

Quelques pistes utiles pour progresser :

  • Mutualisation des ressources via des dispositifs tels que, par exemple, les groupements d’employeurs (GE), le prêt de personnel, le partage de bureaux ;
  • Coopération élargie, multi-acteurs, via des dispositifs tels que les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) ;
  • Autres formes de partenariats et d’alliances adhoc (collectifs, plateformes …) sur des thématiques précises.

Ce thème renvoie également à une bonne participation au tissu local existant (initiatives, événements, politiques et acteurs existants) et/ou à l’impulsion proactive de nouvelles dynamiques collectives à l’échelle du territoire.

Ce domaine d’action peut s’incarner dans les relations avec deux types d’acteurs :

  • Les acteurs publics : participation aux lieux d’élaboration des politiques publiques (par exemple, conseils de développement, instances de concertation locales); coopération avec les collectivités ; création de partenariats public-privé ; financements publics ;
  • Les entreprises privées (de l’ESS ou non) : participation à des initiatives et réseaux locaux.

Pour des entreprises d’ampleur nationale, le territoire renvoie aussi à un enjeu de gouvernance démocratique, sur la question de l’importance donnée à l’échelon local dans le pilotage stratégique.

L’intégration du local au niveau de la gouvernance s’incarne dans différents domaines :

  • Représentation, place et poids des instances locales dans la gouvernance : poids des délégations, fédérations, antennes locales, que ce soit dans un modèle de déconcentration (entreprise centralisée déployant des centres décisionnels locaux) ou décentralisation de l’organisation (autonomie plus forte du local, avec une dynamique remontant du local vers le national) ;
  • Articulation de l’échelon local avec le national : éléments de convergence, coordination des politiques, orchestration des partages d’expérience et fertilisations croisées d’un territoire à l’autre, etc ;
  • Revalorisation des relations de proximité directe avec les membres (ex. sociétaires) au niveau local.

 

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