Devenir bénévole

Devenir bénévole

L’activité des bénévoles est une ressource essentielle pour les associations et pour l’ensemble de la société.

L’engagement bénévole participe à la vitalité de la société civile et de l’espace public. Il constitue un puissant antidote aux tentations de repli sur la seule sphère privée. Il contribue à tisser les fils d’une sociabilité du quotidien dont les effets sont bénéfiques y compris pour les bénévoles eux-mêmes.

Le bénévolat mérite donc d’être pleinement reconnu et encouragé. Mais promouvoir le bénévolat suppose d’en connaître la situation présente et les grandes tendances.

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Le bénévolat permet de s'investir de façon ponctuelle ou à long terme dans un projet qui vous ressemble. Il vous offre l'opportunité de communiquer, d'échanger, de partager vos compétences et de vous mettre au service de l'économie sociale et solidaire.

Le bénévolat, comme le service civique, vous permet d'acquérir de l'expérience et de développer des compétences nouvelles.
Dans un milieu très réceptif vous ferez des rencontres professionnelles enrichissantes en tissant votre propre réseau de contacts. Vous rentrerez dans une synergie qui peut impacter significativement votre parcours. 

L'économie sociale et solidaire a besoins de vous ! 

Les associations sont multiples et proposent des missions très différentes ! Découvrez-les.

Le bénévolat : une réalité forte

Le nombre de bénévoles engagés aujourd'hui reste très élevé, pour autant qu’on puisse le mesurer. Il serait de 12 millions pour les bénévoles engagés dans le monde associatif, de 16 millions, voire 20 millions si on inclut les engagements bénévoles informels et les aidants familiaux. Il y a dans notre société une énergie, une capacité d'attention à autrui, d'empathie et un engagement qui est un vecteur essentiel du lien social.

De plus, le nombre de bénévoles ne cesse de progresser depuis le début des années 2000. Entre 2010 et 2013, il a crû de 14% en France selon les travaux de France bénévolat et Recherches et Solidarités. Le volume de temps consacré à l’engagement augmente lui aussi de 4% par an environ.

En revanche, le bénévolat reste très lié à la catégorie socioprofessionnelle : les cadres moyens et supérieurs s’engagent davantage que les autres. [1] 

Les nouveaux ressorts de l’engagement

Les ressorts de l'engagement bénévole sont étroitement corrélés à l'évolution des structures de la société et des modes de vie. L'engagement reste très fort chez les jeunes et les séniors. Il est moins fort au milieu de la vie car c’est un moment où l’on s’occupe davantage d’élever ses enfants et d’accomplir sa vie professionnelle.

Par ailleurs, l’individu est de plus en plus « multi-appartenant » : il évolue simultanément à différentes échelles territoriales, et sur le web. Il s’implique donc dans différentes structures, et moins qu’un « zapping », on peut y voir la traduction d’un désir de mobilité dans un monde devenu lui-même très mobile.

Autre vecteur d’engagement : l’influence des pairs qui s’est substituée à l’autorité des pères. La cooptation est un facteur essentiel.  Dans près de 50% des cas, le déclic de l’engagement résulte d’une sollicitation par un membre de l’association [2]

Chez les jeunes, les premières motivations à s’engager sont altruistes : citoyenneté, don de soi et engagement au service des autres, notamment auprès des plus fragiles[3]. Cela n’exclut pas que la participation à une activité bénévole soit motivée par le souhait d’acquérir des compétences, une expérience, une légitimité professionnelle.

Le ressort fondamental de l'engagement – ce n'est pas une tendance nouvelle, elle s’est accentuée – est qu’il faut que l’individu ait une perception directe de l'effet de levier de son engagement. On ne s'engage pas pour une cause abstraite. L'engagement n'est plus d’ordre sacrificiel.

Le ressort de l’engagement aujourd’hui : créer des liens et se sentir utile[4]. Les bénévoles considèrent que la rencontre et le partage d'une cause commune sont généralement les principaux vecteurs de l'engagement (61,2% et 57,6%). En revanche, concernant leur propre engagement, ils préfèrent d'abord mettre en avant leur volonté d'être utile aux autres et à la société (67,8%).

Un dernier point concernant les séniors ; Jean Viard a mis en lumière l’apparition d’une quatrième génération, les séniors actifs, qui à la soixantaine, ont encore un parcours de vie devant eux, qui peut prendre la forme du bénévolat[5]. C’est pour les associations une ressource à ne pas négliger : en 2015, la France compte 16 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus. En 2030, ces dernières pourraient constituer une population de 20 millions d’individus.

En somme, on peut dire que l’individu engagé, jeune ou vieux, cherche désormais à concilier trajectoire personnelle et action collective. En filigrane, est posée la question de savoir comment les seniors et les jeunes s’enrichissent les uns les autres. 

Nouvelles formes d’engagement

L’augmentation du nombre de participations bénévoles s’accompagne d’une redéfinition des modalités de l’engagement. Moins qu’un engagement régulier, les bénévoles proposent désormais des apports ponctuels, des coups de mains occasionnels. On constate aussi une évolution des formes d’engagement vers un bénévolat d’action.

L’essor du numérique, qui donne du pouvoir d’agir aux individus, modifie profondément les formes de l’engagement. Les lanceurs d’alerte n’ont plus aujourd’hui aucun problème pour diffuser l’information.  Prenons l’exemple d’une nouvelle forme de mobilisation citoyenne, les pétitions en ligne : en une semaine, on peut réunir des centaines de milliers de signatures, ce qui était impossible il y a dix ans.

Pour le sociologue Alain Mergier, leur essor correspond à une mutation profonde de l'engagement. Avant, s'engager c'était sacrifier quelque chose. Aujourd'hui, l'engagement est mû par un nouveau moteur : l'indignation. Ainsi, les pétitions permettent à chacun d'acter très simplement son indignation. En cela, elles contribuent à cartographier les limites de l'inacceptable.

D'autre part, l'acte de cliquer est souvent le prélude ou le complément à un engagement hors ligne. Inscrite dans une stratégie à 360°, la pétition en ligne peut être une manière pour les associations de faire venir à elles des bénévoles et favoriser l’engagement

Signalons également le développement du bénévolat de compétences, qui permet aux individus de mettre des compétences spécifiques au service d’une mission définie en commun, pour le bénéfice de l’association. Le mécénat de compétences s’inscrit dans une dynamique similaire, à la différence que c’est l’entreprise qui choisit de mettre à disposition un ou des salariés au service d’une association pour un temps donné. 

La reconnaissance de l’engagement

Tourné vers autrui et des causes à defender, l’engagement associatif est également un temps de construction de soi, qui permet l’acquisition de savoir-faire, de savoir-être et de compétences, mobilisables dans d’autres contextes. 

Ces dernières années, plusieurs programmes ont permis l’élaboration d’outils à destination des bénévoles, pour leur permettre de relever les compétences acquises grâce à leur expérience associative et savoir comment les valoriser. Signalons parmi ceux-ci : le portefeuille de compétences [http://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/DOC1portefeuilleliens.pdf] créé par le ministère de la Vie associative, le Passeport bénévole [http://www.passeport-benevole.org/] de France Bénévolat ou encore le portfolio Bénévolat & Compétences [https://www.animafac.net/actualites/savoir-valoriser-ses-competences-associatives/]  développé par Animafac.

 


Reportage réalisé par la chaîne Alsace 20

[1] Viviane Tchernonog, Le Paysage associatif, Paris, Dalloz, 2014.

[2] Etude Fonda Cerlis Crédit Mutuel, « Représentations de l’engagement bénévole », novembre 2013

[3] Note d’analyse du Conseil d’analyse stratégique « Développer, accompagner, valoriser le  bénévolat », septembre 2011

[4] Etude Fonda Cerlis Crédit Mutuel, « Intérêts d’être bénévole », novembre 2011

[5] Jean Viard, Nouveau portrait de la France : la société des modes de vie, Editions de l’Aube, 2013.

 

 

Écrit par EnSSemble.org et La Fonda

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